Soyons patientes…

Un an avant la présentation des enfants, on voulait être sûr de notre couple. Alors nous vivions ensemble mais nous disparaissions mes affaires et moi chaque veille de « garde ». Je retrouvais mon appartement et ma vie de célibataire, mes lectures nocturnes. Lui construisait une relation fusionnelle avec demi et quart de portion Nous ne savions pas, qu’ils mettaient alors en place les fonctionnements qui allaient rendre bien difficile mon « intégration ».

Nous en parlions, nous angoissions, nous nous projetions…. et le temps passait, un an, au moins.

Un jour la rencontre et quelques semaines après nous vivions officiellement tous ensemble. Les garçons ont donc toujours pensé que je les ai rejoints dans cette maison alors que je l’avais choisie avec leur père, j’y avais fait des travaux, passé des soirées à la bougie, puis installé les meubles… Il existe du coup un perpétuel décalage entre leur histoire et la notre et ce n’est que le week-end dernier, alors que tout ceci a 7 ans, que nous leur avons expliqué que je vivais déjà ici comme une ombre, disparaissant pour leur laisser leur Papa.

J’ai donc découvert la vie avec deux enfants, le  linge, les repas, les activités, les maladies qui surviennent au moment où on doit partir en voyage, les pleurs, les caprices, les câlins (à leur père). Et moi j’étais plus spectatrice qu’actrice. Oui, je m’impliquais dans le quotidien, je subissais les contraintes mais le plus jeune ne voulait pas de mes bisous, les deux ne voulaient pas de mon aide ou réconfort lorsqu’ils avaient un souci. Ils n’appelaient que Papa, Papa, Papa pour le biberon (1/4 de portion avait 3 ans), pour les devoirs (1/2 portion…), pour s’habiller, pour se laver, pour jouer, pour, pour… Même leur essuyer les fesses, je n’étais manifestement pas assez qualifiée pour le faire ! C’est dire !

Un jour j’étais seule avec le bien jeune 1/4 de portion et je ne sais plus pourquoi, mais il s’est mis à pleurer (bobo sans doute),il appelait son père. Je le regardais, je ne savais que faire, totalement impuissante. Je n’avais que mes deux bras et ma tendresse pour le réconforter mais il n’en voulait pas..

Ça a été bien long. Mon homme a dû faire des efforts pour me donner ma place. J’en ai fait beaucoup aussi. Un truc tout bête mais le matin dès leur réveil, ils l’appelaient et hop, ils étaient tous les trois dans leur monde, leur monde où ils n’avaient pas besoin de moi. Ça gâchait le début de la journée et bien souvent je finissais par m’éclipser. Quand le plus grand a été en âge de lire l’heure, j’ai suggéré à mon homme d’indiquer une heure avant laquelle ils ne devaient pas l’appeler sauf souci. 8h le w-end puis 8h30 quand ils ont été un peu plus grand. Wahouh! Ça m’a changé la vie!

Remarque : A présent c’est la petite chipie qui nous réveille mais souvent ses frères la récupèrent et ils jouent tous les trois en nous attendant…

Alors, très franchement, être belle-mère demande pas mal d’altruisme au départ, jusqu’à ce qu’on ai un vrai lien avec les enfants. Une fois qu’il y a de la complicité, de l’affection, c’est plus facile de consacrer ses week-end à les accompagner à l’entraînement de rugby et au match le lendemain, à attendre jusqu’à minuit que la machine soit finie pour étendre les affaires dont ils ont besoin le lendemain (pour le match, tu suis?), à faire des gâteaux tous le week-end pour l’anniv en famille, l’anniv avec les copains et l’anniv à l’école le lundi, à supporter leur chamaillerie perpétuelle, le bazar dans leur chambre, les chaussettes à l’envers dans le bac de linge sale… Et, ouf, depuis ils ont appris à s’essuyer les fesses tout seul!

Apprenties Belle-mères soyez patientes… Donnez de l’attention, faite preuve de patience, un jour ça ira…

Et vous? Comment étaient vos débuts?

Née deux fois

Un jour ma Princesse je te raconterai comment tu es née deux fois…

Je te raconterai ton arrivée après deux jours d’attente à l’hôpital, deux longs jours d’attente, des heures difficiles, puis une péridurale, de la détente et de la bonne humeur. Tout le monde t’attendait. Ton père, moi et… les deux sages-femmes, l’élève sage-femme, l’interne en obstétrique, l’auxiliaire puéricultrice. Il y en avait du monde pour ton arrivée. Je ne réalisais pas encore que tu allais être là, tout bientôt là, vraiment là. Comment réaliser, comment ne pas être décalée avec la magie du moment. Mais quand je t’ai prise dans mes bras, quand je t’ai découverte, ma fille… ma vie… là j’ai réalisé et j’ai vécu ce qu’on appelle le plus joli moment de ma vie.

Mais quelques heures avant ton arrivée, alors que nous étions déjà en salle de travail, je versais quelques larmes en apprenant qu’un de tes frères (ici on ne parle pas de demi, on est frère et sœur ou on ne l’est pas…) était malade et contagieux et qu’ils ne pourraient donc pas venir ni l’un ni l’autre avant que l’on soit assuré que le microbe les avait déserté.

Deux jours plus tard ils étaient là. Deux petits garçons tendus vers l’inconnu de la rencontre, ta rencontre. Ton père est allée te chercher car tu venais de finir ta séance de rayons (vilaine jaunisse). Vous êtes apparus dans l’encadrement de la porte : Ton père si grand, si large, avec toi mon bébé, si petite dans ses bras. J’ai regardé tes frères et tu es née une seconde fois dans leur regard… J’ai vécu un autre des plus jolis moments de ma vie et eux aussi.

Rêvons un peu…

Je suis persuadée que nous avons tous un besoin de rêver pour se sentir heureux. Je suis également persuadée que l’on ne doit pas fuir dans le rêve et vivre pleinement, profiter de l’instant présent…

Mais aujourd’hui j’ai envie de partager mes rêves les plus simples et les plus fous avec vous. Peut-être accepterez-vous de me raconter les vôtres…

Les voici donc dans le désordre :

– Partir, descendre la route qui passe devant chez moi et…marcher marcher vers une aventure de quelques semaines avec mes ânes, mon homme, les trois enfants, des tentes… (programmé pour l’été 2013)

– Passer la soirée nuit prévue depuis 6 mois avec mes copines, soirée baptisée « le film culte de ton adolescence ». Chacune doit emmener apporter (private joke, je sais, le DVD n’a pas de main…) son film. Moi, je n’ai pas eu trop de mal. J’ai choisi celui qui m’a fait rêver, vibrer, pleurer (oui oui), chanter, danser…. j’ai nommé Dirty dancing. Comment ça il a mal vieillit?

– Monter dans ma voiture, allumer la radio, entendre « On apprend à l’instant qu’un accord de paix a été signé entre Israël et la Palestine. Israël annonce son retrait des territoire occupés et des colonies. »  Et ça serait un vrai accord, hein !
 Ahlala, c’est un de mes rêves les plus fous avec la fin de la faim dans le monde et la paix universelle (euh, pourtant je ne suis pas croyante)

– Un voyage à Tahiti pour voir nos supers potes et partager des moments incroyablement extraordinaires (c’est comme ça que je m’imagine la vue d’une baleine, le snorkeling sur des barrières de corail, les dauphins, nager parmi des requins à pointe noire, etc)

– Un autre enfant (…)

Et vous, faites moi un cadeau, rêvons ensemble, un moment, un instant… puis nous retournerons dans nos présents. J’espère que les vôtres sont aussi beaux que le mien (de présent…).

Soyons futiles, quoique…

Tout a commencé par un week-end chez des amis. Surprise de découvrir leur sol blanc impeccable un vendredi soir après une semaine bien chargée, je leur ai demandé si ils avaient une femme de ménage. Réponse avec un sourire narquois : « Oui, on a Bibi qui dort sous le buffet de cuisine.  » Euh, comme d’habitude j’ai mis un moment à comprendre le quiquequoi et j’ai finalement découvert un petit appareil rond et plat qui dormait en effet bien sagement dans son coin.

Une démonstration plus tard, j’étais convertie, je voulais un bibi chez moi!!!!

J’en ai parlé, j’en ai rêvé, je l’ai espéré mais ce n’était pas raisonnable, non, non, non… et un jour, un paquet, un Bibi pour moi, pour nous! Un sourire niais s’est imprimé sur mon visage, il ne m’a plus quitté pendant quelques jours…

Et depuis Simon est notre meilleur allié (surtout pour mon Homme qui lui n’a plus touché le Dyson depuis. Euh, là quand même je ne suis pas d’accord, car Simon ne monte pas sur les murs pour toiles d’araignées…).

Ce week-end par exemple, il a dû aspirer 10 fois notre entrée. Et oui, c’est simple : Dehors terre et gadoue, donc entrée terreuse donc chaussons crados donc saletés qui rentrent dans ma maison !!!!

A l’étage que nous avons depuis 2 ans j’ai dû monter le Dyson 2 fois seulement. Sinon, c’est Simon qui s’y colle. Les enfants  les parents rangent les chambres, Simon aspire tout tout, même sur les tapis!!!!

Une copine m’appelle, elle arrive dans 30 minutes, VIIIIIITE, Simon fait l’entrée, la salle et la cuisine. En 30 min il n’a pas fini mais c’est franchement pas mal!

Alors voilà, on achète son premier lave-vaisselle et le jour où il tombe en panne on se demande comment on va survivre jusqu’à la livraison du prochain, et bien pour Simon l’aspirateur, je pense que je vivrai les choses de la même façon.

En plus ils sont de plus en plus perfectionnés. Le mien il sait aussi nettoyer juste le mètre carré où on a fait tombé des miettes, on peut aussi lui placer des murs virtuels pour qu’il ne nettoie pas les 45m2 de la salle à manger (et oui, je ne vis pas à Paris, vive la Province et l’espace !). On peut programmer quel jour et à quelle heure il doit bosser (comme la femme de ménage, mais pas de clef à lui donner). Ah, et très important, il ne se jette pas dans les escaliers.

Il aspire tout mais son bac est petit donc facile de récupérer les légos qui trainaient (« On vous avait pourtant dit de ranger, hein?!) ».

Bon, ok ok, forcément il y a quelques contraintes :

– Il nécessite un entretien régulier et minutieux sinon les roulements se bloquent. Mais nous, les moins organisés du monde, on s’en sort très bien

– Spécialement pour Marie : Peut-être qu’il est moins performant pour les poils de chien mais bon ici on a deux chats (qui vivent en partie dehors mais pas que) et j’ai des cheveux très très longs et en très grand nombre (comprendre : j’ai une sacrée tignasse) et il y arrive très bien.

– Attention aux fils électriques qui traînent. Il s’enroule dedans.

– Pas génial si on a beaucoup de différences de niveau. Il passe un seuil (ça dépend des modèles) mais ne monte pas les escalier.

Ah, et il s’en vend de différentes marques et à tous les prix mais je vous déconseille les modèles bas de gamme. Nous on a un iRobot et franchement il assure (depuis 2 ans je crois) alors que j’ai des amis qui ont prix des trucs de marques inconnues, moins chers, mais au final elles ne s’en servent plus.

Voili voilà, je me calme et je me remets au boulot !

Mon compagnon, bien souvent mon sauveur, celui qui m’est devenu indispensable