Indépendance

Oui ça me gêne, ce n’est pas bien méchant pourtant mais ça me gêne, ça me dérange, je ne vous lis pas de la même façon.

Je parle de vous, blogueuses, qui pour quelques euros, des cadeaux, acceptez de rédiger des articles publicitaires. C’est déroutant, des articles avec de vous dedans, des articles très personnels souvent pour prôner tel ou tel transat, couches, organisme de vacances et j’ai même vu des assurances!

Parfois vous êtes même parties en vacances gratuitement pour ça. Wahouh! Des vacances gratuites, qui ne se laisserait pas tenter ? Et bien moi.

Oui, ben tu me diras « on s’en fout, toi tu as 2 lecteurs qui se battent en duel sur ta page stats ». Oui, c’est vrai on s’en fiche.

On s’en fiche que je ne le fasse pas, par contre, en tant que lectrice ben moi je ne m’en fiche pas quand je lis vos blogs, quand au milieu de toutes vos vérités, vos anecdotes, votre VRAI, je tombe sur du marketing….

Me reviennent sous les yeux les « je ne fais des articles que sur les produits que j’apprécie ». Ok, je ne doute pas de votre sincérité, vraiment. Mais vous avez laissé la pub entrer sur vos blogs et par ce moyen si bizarre des articles perso-promotionnels. Comme une arnaque dans vos pages, une arnaque mais on se dédouane, attention, on s’achète une conscience par un mot dans un coin, le fameux « sponsorisé ».

Il y a aussi les concours. Les lectrices sont ravies de gagner, de tenter de gagner. Je l’ai fait moi aussi, j’ai participé. Mais je participe rarement, chaque fois ça me met mal à l’aise finalement. Il y a une contradiction dans tout ça. Les publicitaires vous utilisent, nous utilisent (moi en tant que simple lectrice) et on devrait être au-dessus de ça. Je connais nombre de blogueuses que je lis très régulièrement et pour lesquelles je me dis simplement qu’elles devraient être au-dessus de ça. Gardez votre liberté les filles ou reprenez-là! Arrêter de vendre vos talents et vos lectrices! Oui l’argent, les cadeaux c’est tentant mais c’est dommage, ça terni tout, ça met une couche de « pas net » à vos blogs souvent si pertinents, drôles ou encore émouvants, bref si vrais, par ailleurs. Vous êtes utilisées à des fins commerciales. Vous êtes dix à poster un article sur le même transat ou la même assurance dans le même trimestre! Alors que le succès de vos blogs est basés sur votre originalité, votre style, votre univers.

Voilà, c’est mon avis et bien entendu je ne juge personne, je continuerai à vous lire mais je garde une préférence pour les blogs « indépendants ».

Je serais ravie de lire vos avis, vos points de vu en tant que blogueuse et en tant que lectrice.

Educations bien différentes

J’ai été bien silencieuse ici ces derniers jours…

Et oui, je parlais de recomposition plutôt sereine avec des hauts, avec des bas, mais avec des hauts surtout, en tout cas ces dernières années. Mais ces jours-ci nous sommes dans une période de bas. Trop de différences d’éducation entre les deux familles. Les enfants en font les frais, nous en faisons les frais, et soyons fair-play, la famille de l’Ex subit sans doute également. Nous en étions conscients depuis toujours mais ces derrières semaines cela a pris des proportions dantesques. Et nous voilà, perdus, inquiets, avec le sentiment douloureux que le grand de 12 ans a définitivement basculé dans sa façon de voir à Elle. Ce n’est pas grave en soi, ça ne serait pas grave en soi si nous n’étions pas convaincus que cela lui est néfaste. Se sentir supérieur aux autres, avoir l’impression que c’est normal que tout le monde s’occupe de toi du matin au soir, avoir le sentiment, à 12 ans, que c’est normal que l’on te façonne un monde sur mesure. C’est sans doute un penchant classique à l’entrée dans l’adolescence mais je pensais, qu’en tant qu’adultes, notre rôle était de l’aider à comprendre que le monde n’est pas fait juste pour lui, qu’il rencontrera des injustices, des personnes méchantes et d’autres juste différentes de lui, et qu’il devra composer avec ce monde là, la vie, la vraie.
Et bien non, sa mère veut lui offrir un autre monde et elle œuvre pour ça, oui, elle a du mérite, elle se démène. Jusqu’ici je ne m’étais jamais permise de la juger mais là mes principes ont du mal à tenir bon. Je lui accorde qu’elle fait de son mieux, que c’est son fils, qu’elle veut son bien, qu’elle fait sans doute également des efforts par rapport à nous mais quand même, je trouve difficile ces valeurs si différentes des miennes qui débarquent ainsi chez moi, s’imposent et s’installent.

C’est aussi ça la recomposition, c’est aussi accepter qu’un enfant que vous aimez soit bien éloigné de vos valeurs… Il faut accepter sinon ça sera trop dur pour lui.

On va faire au mieux mais les années à venir s’annoncent bien difficiles.

Tu me submerges…

Oui, tu me submerges, tu me dépasses, tu es toujours le plus fort, tu gagnes à chaque fois la partie et ce n’est pourtant pas faute de lutter, pas faute de m’être armée en conséquence, pas faut de persévérer, de t’attaquer chaque jour mais là, je rends les armes, j’abdique, je renonce, je reconnais que je suis bien plus faible que toi, une poussière face à ta masse, ta force, ton flux incessant…

Je regarde autour de moi et je te vois:

– Je te vois plié dans les armoires mais pas assez trié: « BelleMèreMaman!  Il m’arrive aux genoux ce pyjama! » Pourtant je pensais avoir TOUT trié il y a 2 mois ! Il y a des pantalons qui se sauvent des sacs destinés au Secours Pop et qui se glissent dans les armoires ou quoi???? Je ne vois que ça…

– Je te vois plié sur la table du salon, sur le canapé, attendant d’être monté et rangé dans les chambres

– Je te vois dans le bac à repasser qui déborde

– Je te trouve, sale dans les chambres, toutes les chambres (grrr, mon homme pourrait quand même descendre son linge, grrr les garçons pourraient faire pareil). Parfois tu es dans des endroits improbables : derrière une armoire, dans une caisse à jouets, vive la discipline locale du lancé de chaussettes!

– Tu ne sais pas te tenir, tu débordes du bac à linge… c’est dégoûtant…

– Je t’entends tourner dans le lave-linge et dans le sèche linge

Et je me dis que quoique je fasse, bien qu’il n’y ai pas une journée où je te délaisse, et bien voilà, c’est ainsi, tu es plus fort que moi. Le nombre sans doute….