Les jumeaux…

Je voudrais vous parler d’un sacré petit gars, le meilleur ami de mon beau-fils de 10 ans. Ils sont nés à une semaine d’écart. Ils devaient porter le même prénom. Du coup, les parents du second on changé la fin du prénom.

Ils ont grandi ensemble, toujours très proches. Ils ont été dans des écoles différentes, leurs mères se sont disputées, mais eux ils sont toujours restés très proches. Chaque semaine où on a récupéré notre petit gars il nous a demandé si il verrait son ami dans le week-end. Il faut dire que son père est un des meilleurs amis de mon homme.

Ils auraient dû faire leur premières conneries ensemble, ils auraient dû partager leurs déceptions amoureuses, leurs balades en mob. Peut-être qu’un jour leurs propres enfants auraient été amis mais hier  après-midi, la vie a quitté le corps de ce petit ange. En 4 h de temps il est parti rejoindre un autre monde. Une tumeur au cerveau l’habitait et personne n’en savait rien.

Lorsque la semaine dernière il jouait avec notre petit gars, il était déjà en train de mourir…Je l’ai ramené chez lui, il m’a dit « j’ai oublié mon pull bleu ».

Putain, j’ai son pull bleu dans mon bac à linge.

Son père a dit « au départ je me suis dit que c’était injuste et puis j’ai pensé que si ce n’était pas nous, ça serait arrivé à un autre ». Un grand homme ce gars là.

Je me console en me disant qu’il ne mourra jamais dans nos cœurs  et surtout dans celui de mon quart de portion chéri qui a si mal.

Je suis atterrée, attristée et en colère

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Pas de bras, pas de chocolat

Pas maman, pas cadeau, pas carte postale, pas même un bisou pour toi sur la carte, Na!cadeau-noel

Et oui, nous autres, belles-mamans, qui pourtant nous impliquons bien souvent dans le choix et l’achat des cadeaux des petits chéris (je me suis tapé TOUT le catalogue d’Oxybul EVeils et jeux, catégorie 10-12 ans, pour utiliser l’avoir du comité d’entreprise de Chéri), enfin, bref, et bien nous, nous n’avons jamais de cadeau au retour de vacances, de voyage scolaire… et ça fait mal. Bien sur on se raisonne. Evidemment, ce sont des enfants, ce n’est pas pour briser notre coeur si sensible, ben oui, ils ne semblent même pas avoir le moindre remord lorsqu’ils regardent tout excités leur père ouvrir leur cadeau. Et ben oui, leur père ne leur soufflera jamais à l’oreille que ben au moins un cadeau pour nous deux, euh… Alors parfois, tu vas t’enfermer aux toilettes pleurer tout ton malheur sur des feuilles de papier-fesses.

Et la carte postale, je crois que c’est finalement pire, celle avec plein de petits mots doux pour leur père et même parfois pour les chats mais pour toi, niet, rien, nada…. Je retourne aux toilettes….

Mais le temps fait bien les choses, depuis quelques temps, j’ai aussi droit à MON cadeau qu’ils me donnent,tout fier, dans un papier cadeau tout troué et tout froissé, souvent un cadeau super personnel. Le porte clef avec une converse, moi qui adore ces chaussures… Et là, je retourne aux toilettes essuyer mes larmes d’émotions et je me dis que je les aime, que je les aimais aussi avant, qu’on est une famille et re-papier-fesses pour pas inonder les toilettes de toute mon émotion.

Seras-tu?

Quelque chose a vibré en moi, quelque chose a résonné en  lui… Finalement rien mais nous t’avons imaginé, espéré finalement,  c’est déjà beaucoup.

Et je me demande, Seras-tu?

Deux oublis de pilule le mois dernier, deux oublis parce que le mois a été bien chargé, que j’avais bien du mal à suivre le rythme et que j’en ai un peu perdu mes repères, mes réflexes… Et à la pause mensuelle, rien, rien ne s’est passé.

Au bout de quelques jours un test s’imposait. Négatif. Mais finalement, tous les deux, on s’est aperçu qu’on aurait été heureux de transformer la future salle de bain de l’étage en une petite chambre pour toi.

Me concernant, rien d’étonnant mais le concernant, un gros déclic finalement. Il avait déjà les deux petits gars avant moi. J’ai eu bien du mal à lui redonner confiance pour qu’il s’autorise à avoir envie de notre bébé à tous les deux mais il ne voulait pas entendre parler d’un quatrième… Cela peut se comprendre (sourire).

Alors, je me pose la question, Bébé, seras-tu?

Rien n’est décidé, rien n’est prévu, on fera la salle de bain. Mais peut-être qu’un jour on se lancera à nouveau dans cette incroyable aventure.

La recomposition n’est pas toujours compatible avec l’envie d’enfants. Celui qui en a déjà, ben il en a déjà. Il a des responsabilités, des obligations et beaucoup d’amour à leur donner et à recevoir. La belle-mère, le beau-père est parfois un peu brimé dans son envie d’enfants : aucun ou un enfant, un seul… Je le vis, je l’ai vécu plutôt. C’est injuste, c’est la vie, le défi du couple. Faire coexister nos envies, nos désirs…

Bon courage à celles et ceux concernés. De l’amour, de la patience, le reste viendra… ou pas.