Vous pouvez le faire

Attention Mesdames et Messieurs (il y en a??? Si oui, manifestez vous!) , je vais faire de la pub!!!!

Mais ne vous inquiétez pas, il ne sera pas question d ‘argent, je ne serai même pas rétribuée, c’est juste que la cause est belle.

J’ai testé pour vous l’accueil en vacances d’un enfant via le secours catholique… (athées, musulmans, agnostiques ne fuyez pas, je ne suis pas catholique non plus et le petit gars était musulman. La religion n’a pas d’importance dans cette démarche)

… et j’ai adoré!

J’ai accueilli un petit gars de presque 7 ans pendant une vingtaine de jours. Un sacré petit bonhomme qui habite Saint Denis avec sa Maman et son petit frère, dans un foyer Sonacotra. Et je vous recommande de faire de même! Le secours catholique peine beaucoup à trouver des familles, pourtant des enfants qui ont envie/besoin de partir en vacances, changer d’air, découvrir, faire de belles rencontres, il y en a beaucoup. Pas la peine de leur offrir des vacances au club Med. Chacun fait comme il peut et veut. Pour notre part nous l’avons accueilli chez nous, à la campagne. Nous avons des vélos, des ânes, de belles ballades à faire, une piscine municipale pas trop loin et d’autres enfants avec qui il a tissé de beaux liens. Il reviendra cet été. Il fait désormais partie de nos vies et nous en sommes tous ravis. Cette expérience apporte également beaucoup à nos enfants sur le partage notamment. Et j’avoue que nos grands garçons gâtés ont halluciné en découvrant la vie du petit bonhomme. Cela  les a aidé à prendre conscience des disparités.

La démarche est très bien encadrée. Ce sont des bénévoles du Secours Catholique qui accompagnent les enfants jusqu’à la gare la plus proche de chez vous puis qui les raccompagneront chez eux. On les rencontre avant et pendant le séjour. Ils sont disponibles en cas de soucis. Bref, cela se fait dans d’excellentes conditions.*

Alors, non, tout n’est pas forcément tout rose. Pour notre part il y a eu une petite crise d’angoisse le premier soir puis cela a été terminé. L’autre point difficile a été la nourriture. Musulman, il avait très peur qu’on lui fasse manger du jambon. Il n’a jamais voulu entendre que le saumon était du poisson (sourire). Il disait également tout aimer mais  il était, en fait, habitué à manger du riz accompagné de sauces africaine et nous avons eu du mal à lui proposer des plats à son goût. Ceci dit, sincèrement, ce n’était pas bien grave !

Si vous êtes intéressés n’hésitez pas à contacter le secours catholique de votre département. Si vous avez des questions sur mon expérience, n’hésitez pas à me les poser.

Quelques informations supplémentaires sont disponibles ici.

Impuissance

Je ne sais pas quoi dire, je ne sais pas quoi faire. Banal sentiment d’impuissance.

Ils ont perdu leur fils, leur trésor, leur petit turbulent… Ils sont en ruine et pourtant ils se battent.

Et moi je suis là, je me sens nulle de ne pas pouvoir faire mieux, pouvoir faire plus pour alléger leur chagrin. Je me sens misérable avec ma bonne volonté avec mes essais de trouver des mots à mettre sur leur ressenti. Mais je me sens chanceuse qu’ils nous parlent ainsi, qu’ils viennent nous voir juste après avoir vu le médecin de famille avec qui ils sont arrivés au constat qu’ils n’y arrivent plus seuls. On a rediscuté de tout ça ensemble, elle dit qu’on trouve les mots à mettre sur leur émotion, elle dit que c’est déjà beaucoup, elle est généreuse. Elle se préoccupe de nous, de nos enfants.

Lui est tellement gentil, il a ma fille sur les genoux, il la câline. Il passera la semaine prochaine s’occuper de nos animaux pendant nos vacances. Malgré le drame on fait appel à eux. Parce qu’on sent qu’ils ont besoin  qu’on ne les laisse pas plonger tout au fond. On entretien le même lien qu’avant mais ça ne sera plus jamais pareil.

Petit gars, où que tu sois, tu manques, qu’est-ce que tu manques…

Soleil

Le soleil est revenu et il me fait du bien. C’estdingue, il y a beaucoup d’enjeux, beaucoup de soucis dans nos vies mais quelques jours de soleil ont un impact surprenant. Les tensions dans mon couple disparaissent, je me sents bien plus légère. Je chausse mes lunettes de soleil rouge, mes baskets en toile et je vis un moment de bonheur intense dans ma voiture le temps d’aller chercher ma puce. La radio, les ânes et les vaches sur le bord de la route., tout est doux, tout est bon et je prends, je prends tout.

C’est parfois si simple le bonheur…

Pretty Mum travaille…

… et doit être bien disponible.

et oui, je travaille chez moi et même si mon entourage tout entier feint de respecter ceci au plus haut point, il y a quelques ratés.

Voici quelques exemples :

Le car de demi portion arrive chaque jour à 16h50 à 15min de chez moi. Donc quand ils sot là, j’arrête de travailler à 16h30 ! Ça fait un peu tôt, non?

Si, demi portion finit tôt au collège (grève, prof malades et en ce moment c’est récurrent) : il me demande avec un regard implorant d’aller le chercher. Sauf que… sauf que  son collège est à 45 min de chez moi. Donc, si je vais le chercher en début d’après-midi cela me prend au minimum 1h30 et il faudra que je reparte par la suite chercher son frère et sa sœur, ce qui me prendra presque 1h.

Alors, dans ces cas là j’ai le mauvais rôle car je suis, pour lui, celle qui est disponible. Grrrrr. D’autant plus que quand il est chez sa mère, tout le monde se plie en 10 pour éviter le moindre désagrément à ce grand bonhomme. Un jour, ses grands parents, habitant à 2h30 de chez nous, sont venus exprès car il n’avait qu’une heure de cours dans la journée.

Enfin, pour ma part, généralement j’accepte si il trouve un parent qui le ramène dans la ville où il prend le car habituellement, à 15min de chez nous. Mais mon après-midi se trouve quand bien entamée. D’autant plus que ce grand bonhomme, une fois à la maison, ne cesse de me déranger. Bref, bref…

Si ma fille est malade ou si il y a un rdv médical de contrôle, c’est moi qui m’y colle. Depuis décembre 2012 elle a enchaîné, varicelle, aphtose, muguet, otite, otite, otite… Mon homme l’a gardée… une fois!

Ma mère m’appelle tous les jours en journée… Elle ne se le permettait pas quand j’étais employée. J’adore ma mère, je l’appelle aussi beaucoup, mais la journée… je travaille!

Si un membre de ma famille arrive en train, chacun me dit « pas de souci, je t’attends à la gare », mais, comme je n’ai plus de patron et bien je file les chercher le plus vite possible.

Un ami a dormi là, il traîne le matin? Je lui tiens compagnie…

On n’a pas eu le temps de faire les courses, ni le ménage? Je le fais la journée…

Bref, c’est aussi en large partie de ma faute mais il faut le reconnaître, ma vie personnelle empiète largement sur ma vie professionnelle et ça m’ ÉNERVE !!!!