On the Road !

Ce week-end nous partons, nous partons à trois donc pas de repas à cuisiner, de bains à ordonner, de jouets à ranger, non!

Nous partons à trois. Nous deux et la moto. Ok, le temps annoncé n’est pas génial. Ok, il va faire frais. Mais ce n’est pas grave, je sentirai quand même cette impression de liberté, là serrée contre lui, avec le paysage qui défile. Je regarderai l’océan, je le sentirai et je vibrerai de vivre ça à deux, juste tous les deux…

Quand nous partons à deux, trois jours semblent 1 semaine, une semaine semble 1 mois (1 semaine on ne l’a fait qu’une fois en 8 ans. Ah, vive la recomposition). Pouvoir vivre à notre rythme et non le leur, suivre nos envies et non les leurs, cela décuple le temps.

Voilà, nous partons et nous nous dirons qu’il faudra revenir avec eux… Être parents…

C’est pô juste !

.. oui « ce n’est pas juste  « , voilà ce qui me vient souvent à l’esprit. Les garçons de mon homme ont toujours eu des pyjamas Petit Bateau, des pantalons Sergent-Major, bref, des fringues top qualités. Ma fille, elle, porte des pyjamas vaguement blancs et souvent trop courts. Et ses vêtements sont tous de seconde main (au moins). Bon, je suis à mon compte et je ne gagne pas des fortunes donc, en effet, cela n’aide pas mais je dois aussi signaler que nous payons toujours une pension « classique » alors que nous avons les garçons en garde alternée. Si j’ajoute à ça le fait que Madame Ex et son mari gagne, à eux deux, le double de mon foyer, et bien, je m’étouffe avec la goutte en trop du vase.

Pourquoi une telle situation? Parce que mon conjoint souhaite éviter le conflit et je le soutiens (j’essaie). Nous souhaitons préserver de bonnes relations (apparentes) avec Madame Ex afin que les enfants grandissent dans un climat détendu. L’argent est le nerf de la guerre. Nul doute que si mon homme affichait sérieusement une volonté de changement, cela changerait la donne.

Pourquoi? Parce que la mère a toujours l’impression que ce sont SES enfants et qu’elle est déjà bien gentille de laisser leur père en profiter autant…

(Je promets de m’en souvenir si j’en venais à me séparer mais bon, on va dire que cela n’arrivera pas… N’est-ce-pas? )

Du coup, je lave et plie les Levis, Pepe Jeans, veste Teddy Smith et autre des garçons et je fais au mieux pour que ma fille ne dépare pas trop dans la cours de récré. Et je me répète mille fois que c’est nul d’être ainsi matérialiste mais j’ai du mal, cette sensation d’injustice demeure.

Bon, je me dis aussi qu’à l’âge de ma puce Demi-portion avait déjà ses parents séparés. Les pyjamas tout doux de Petit Bateau ne devaient pas le consoler…