Pretty Mum travaille…

… et doit être bien disponible.

et oui, je travaille chez moi et même si mon entourage tout entier feint de respecter ceci au plus haut point, il y a quelques ratés.

Voici quelques exemples :

Le car de demi portion arrive chaque jour à 16h50 à 15min de chez moi. Donc quand ils sot là, j’arrête de travailler à 16h30 ! Ça fait un peu tôt, non?

Si, demi portion finit tôt au collège (grève, prof malades et en ce moment c’est récurrent) : il me demande avec un regard implorant d’aller le chercher. Sauf que… sauf que  son collège est à 45 min de chez moi. Donc, si je vais le chercher en début d’après-midi cela me prend au minimum 1h30 et il faudra que je reparte par la suite chercher son frère et sa sœur, ce qui me prendra presque 1h.

Alors, dans ces cas là j’ai le mauvais rôle car je suis, pour lui, celle qui est disponible. Grrrrr. D’autant plus que quand il est chez sa mère, tout le monde se plie en 10 pour éviter le moindre désagrément à ce grand bonhomme. Un jour, ses grands parents, habitant à 2h30 de chez nous, sont venus exprès car il n’avait qu’une heure de cours dans la journée.

Enfin, pour ma part, généralement j’accepte si il trouve un parent qui le ramène dans la ville où il prend le car habituellement, à 15min de chez nous. Mais mon après-midi se trouve quand bien entamée. D’autant plus que ce grand bonhomme, une fois à la maison, ne cesse de me déranger. Bref, bref…

Si ma fille est malade ou si il y a un rdv médical de contrôle, c’est moi qui m’y colle. Depuis décembre 2012 elle a enchaîné, varicelle, aphtose, muguet, otite, otite, otite… Mon homme l’a gardée… une fois!

Ma mère m’appelle tous les jours en journée… Elle ne se le permettait pas quand j’étais employée. J’adore ma mère, je l’appelle aussi beaucoup, mais la journée… je travaille!

Si un membre de ma famille arrive en train, chacun me dit « pas de souci, je t’attends à la gare », mais, comme je n’ai plus de patron et bien je file les chercher le plus vite possible.

Un ami a dormi là, il traîne le matin? Je lui tiens compagnie…

On n’a pas eu le temps de faire les courses, ni le ménage? Je le fais la journée…

Bref, c’est aussi en large partie de ma faute mais il faut le reconnaître, ma vie personnelle empiète largement sur ma vie professionnelle et ça m’ ÉNERVE !!!!

Buisiness Girl

Je me suis à nouveau éloignée de ce blog… Un nouveau drame est survenu… Pas facile de trouver quoi écrire ici. Rien de léger, d’approprié ne me venait. Mais je suis de retour en espérant que cela sera pour de bon!

Aujourd’hui je voudrais vous parler de moi Chef d’entreprise.

Oui oui, j’ai créé une entreprise à moi, de moi, avec moi dedans. Et c’est un vrai défi. Être compagne, mère, belle-mère et chef d’entreprise, parfois ça fait beaucoup, parfois ça ne rentre pas dans mes bottes, parfois j’ai l’impression de devoir mettre un peu de moi de côté.

Comment démarcher des clients, honorer ses commandes tout en assurant les rdv médicaux de ma puce, la garder quand elle est malade, emmener et aller chercher (à16h30) les garçons quand ils sont là, être une amoureuse et amante (pour le même homme (sourire)) et garder sa maison propre et rangée?

J’ai du mal, je tâtonne, j’essaye de m’organiser autrement, je ronchonne, je rigole, je m’épuise, je repars…

Mon homme est là et il fait beaucoup aussi mais il y a trop à faire pour nous deux.

Quand j’étais employée j’avais droit aux jours enfants malades, j’avais mes congés, des horaires. Alors oui, je faisais des heures supplémentaires quand c’était nécessaires mais cela n’avait rien à voir avec l’implication nécessaire dans une entreprise où on assure tout de bout en bout.

Mais, cela reste une merveilleuse aventure!!! Alors je continue!!!

Parfois…

…parfois on a l’impression de tout rater.

On souhaiterait assurer un climat serein, de l’échange, de l’écoute, une maison rangée et propre, de bons repas équilibrés, du temps pour leurs activités, recevoir les copains, de l’argent pour tout ce dont ils ont besoin  mais aussi pour leur faire découvrir du pays, faire de belles expériences.

Mais voilà, forcément, il y a des ratés, pas sur tous les plans, pas tous les jours mais parfois on s’est emporté, on a crié… on est triste et fatigué, on a plus de mal à tout gérer côté logistique… bref parfois nous ne sommes pas à la hauteur de nos principes et ce matin je me suis dit « on a tout raté » et j’ai eu mal.

 

Tu me submerges…

Oui, tu me submerges, tu me dépasses, tu es toujours le plus fort, tu gagnes à chaque fois la partie et ce n’est pourtant pas faute de lutter, pas faute de m’être armée en conséquence, pas faut de persévérer, de t’attaquer chaque jour mais là, je rends les armes, j’abdique, je renonce, je reconnais que je suis bien plus faible que toi, une poussière face à ta masse, ta force, ton flux incessant…

Je regarde autour de moi et je te vois:

– Je te vois plié dans les armoires mais pas assez trié: « BelleMèreMaman!  Il m’arrive aux genoux ce pyjama! » Pourtant je pensais avoir TOUT trié il y a 2 mois ! Il y a des pantalons qui se sauvent des sacs destinés au Secours Pop et qui se glissent dans les armoires ou quoi???? Je ne vois que ça…

– Je te vois plié sur la table du salon, sur le canapé, attendant d’être monté et rangé dans les chambres

– Je te vois dans le bac à repasser qui déborde

– Je te trouve, sale dans les chambres, toutes les chambres (grrr, mon homme pourrait quand même descendre son linge, grrr les garçons pourraient faire pareil). Parfois tu es dans des endroits improbables : derrière une armoire, dans une caisse à jouets, vive la discipline locale du lancé de chaussettes!

– Tu ne sais pas te tenir, tu débordes du bac à linge… c’est dégoûtant…

– Je t’entends tourner dans le lave-linge et dans le sèche linge

Et je me dis que quoique je fasse, bien qu’il n’y ai pas une journée où je te délaisse, et bien voilà, c’est ainsi, tu es plus fort que moi. Le nombre sans doute….