Ado à dos

Pfffiou, qu’elle est dure l’adolescence pour les adultes que nous sommes. Se retrouver face à un petit péteux  qui se prend pour un homme, j’ai du mal. Et je crois que d’en être seulement la belle-mère ne simplifie pas les choses.

J’étais poche de cet enfant, je le suis toujours aussi sans doute, même si j’en doute justement. Il sait être généreux et câlin, il sait comprendre quand je ne vais pas bien…

Mais alors, il sait aussi me rendre folle et je n’ai aucune patience avec lui. Je suis assez binaire et je m’en veux. Ça va ou ça ne va pas. Je l’adore ou il me sort par les yeux…Et il n’a que 13 ans… encore de nombreuses années à vivre ensemble et puis même par la suite, il fera toujours partie de mon univers (normalement).  Et il y a des moments où cela me semble trop, où je ne m’en sens pas capable et je me méprise de ma petite lâcheté. Le quotidien avec lui est déjà difficile mais bon, c’est le quotidien. Là où j’ai le plus de mal c’est concernant les temps de loisirs. Je n’en peux plus de toutes ces vacances tous ensemble… J’ai l’impression de m’y perdre, de ne pas pouvoir me ressourcer… Et je suis bien égoïste parce que je trouve que c’est injuste pour moi dont ce ne sont pas les enfants.

Je suis avec mon homme depuis 8 ans, 8 ans de vie commune et 1 semaine, une seule de vacances à 2! Oui, il y a eu quelques escapades sur des w-end prolongés (3 jours généralement, peut-être 4 une fois) mais j’ai besoin de plus.

Toutes les tensions avec les enfants rejaillissent sur notre couple et ces temps à deux sont nécessaires pour nous « soigner » de tout ça, pour nous retrouver. Lorsque nous sommes à trois avec la puce, on y arrive aussi, plutôt bien, mais  nous ne partons jamais en vacances juste tous les trois non plus. Bref, j’ai du mal à me projeter ces temps-ci ou alors, si j’ouvre cette porte, j’ai envie de m’y engouffrer pour fuir à toute jambe ma fille sous le bras, et aller me détendre dans un de ces havres de paix qui me sont chers.

Allez, vivons au jour le jour, serrons nous dans nos bras mon amoureux, pardon d’être si bassement humaine, je veux quand même m’épanouir dans notre vie…

 

 

Fondre…

J’ai fondu, oui, littéralement fondu cet été…

Il y a tout d’abord ces kilos que j’ai chassé avec une volonté de fer. C’était incroyable, c’était si facile finalement. Mais depuis, le stress est revenu et l’envie de grignoter avec… hmmm

J’ai fondu également sur le goudron lors de notre fabuleuse aventure asine. 10 jours de randonnée / bivouac avec nos deux ânes, notre petite famille et des amis. Beaucoup de jolis chemins mais un peu de goudron aussi. Et la marche sur le goudron, en plein soleil, c’est… une expérience fatigante ! Nous avons tout de même adoré ces vacances si simples et si riches en émotion et en aventure. Les enfants nous ont épaté !

J’ai fondu lorsque, à l’annonce d’une virée pour un resto en ville avec sa grand-mère, son père et sa fratrie, notre grand bonhomme, m’a dit « Viens, s’il-te-plaît, viens. Ça fait si longtemps qu’on ne s’est pas fait un restaurant tous ensemble ». J’avais initialement prévu de rester travailler, c’était d’ailleurs dans le but de me ménager du temps  studieux que mon homme avait organisé cette virée, et je me suis retrouvée à déjeuner en terrasse entourée de ma petite famille que je trouvais merveilleuse (bon il n’en va pas toujours ainsi).

 

 

On the Road !

Ce week-end nous partons, nous partons à trois donc pas de repas à cuisiner, de bains à ordonner, de jouets à ranger, non!

Nous partons à trois. Nous deux et la moto. Ok, le temps annoncé n’est pas génial. Ok, il va faire frais. Mais ce n’est pas grave, je sentirai quand même cette impression de liberté, là serrée contre lui, avec le paysage qui défile. Je regarderai l’océan, je le sentirai et je vibrerai de vivre ça à deux, juste tous les deux…

Quand nous partons à deux, trois jours semblent 1 semaine, une semaine semble 1 mois (1 semaine on ne l’a fait qu’une fois en 8 ans. Ah, vive la recomposition). Pouvoir vivre à notre rythme et non le leur, suivre nos envies et non les leurs, cela décuple le temps.

Voilà, nous partons et nous nous dirons qu’il faudra revenir avec eux… Être parents…