Retour…

Me voici de retour sur ce blog. Je ne sais pour combien de temps, je ne sais pour quel contenu mais j’ai relu mes anciens articles et ils m’ont plût, vraiment. Comme si je relisais les mots d’une autre sur ma vie. Oui, aussi bizarre que cela puisse paraître, je n’ai pas reconnu mes mots.

Et puis, je me suis dit que ça serait sympa de continuer à l’écrire cette histoire, notre histoire à cinq. Les enfants ont grandi, les liens n’en finissent pas d’évoluer, je n’en finis pas de m’interroger sur la cohésion de notre famille, bref j’ai de la matière!

Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui je me suis juste ré-imprégnée de mon univers.

Je reviendrai…

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Ado à dos

Pfffiou, qu’elle est dure l’adolescence pour les adultes que nous sommes. Se retrouver face à un petit péteux  qui se prend pour un homme, j’ai du mal. Et je crois que d’en être seulement la belle-mère ne simplifie pas les choses.

J’étais poche de cet enfant, je le suis toujours aussi sans doute, même si j’en doute justement. Il sait être généreux et câlin, il sait comprendre quand je ne vais pas bien…

Mais alors, il sait aussi me rendre folle et je n’ai aucune patience avec lui. Je suis assez binaire et je m’en veux. Ça va ou ça ne va pas. Je l’adore ou il me sort par les yeux…Et il n’a que 13 ans… encore de nombreuses années à vivre ensemble et puis même par la suite, il fera toujours partie de mon univers (normalement).  Et il y a des moments où cela me semble trop, où je ne m’en sens pas capable et je me méprise de ma petite lâcheté. Le quotidien avec lui est déjà difficile mais bon, c’est le quotidien. Là où j’ai le plus de mal c’est concernant les temps de loisirs. Je n’en peux plus de toutes ces vacances tous ensemble… J’ai l’impression de m’y perdre, de ne pas pouvoir me ressourcer… Et je suis bien égoïste parce que je trouve que c’est injuste pour moi dont ce ne sont pas les enfants.

Je suis avec mon homme depuis 8 ans, 8 ans de vie commune et 1 semaine, une seule de vacances à 2! Oui, il y a eu quelques escapades sur des w-end prolongés (3 jours généralement, peut-être 4 une fois) mais j’ai besoin de plus.

Toutes les tensions avec les enfants rejaillissent sur notre couple et ces temps à deux sont nécessaires pour nous « soigner » de tout ça, pour nous retrouver. Lorsque nous sommes à trois avec la puce, on y arrive aussi, plutôt bien, mais  nous ne partons jamais en vacances juste tous les trois non plus. Bref, j’ai du mal à me projeter ces temps-ci ou alors, si j’ouvre cette porte, j’ai envie de m’y engouffrer pour fuir à toute jambe ma fille sous le bras, et aller me détendre dans un de ces havres de paix qui me sont chers.

Allez, vivons au jour le jour, serrons nous dans nos bras mon amoureux, pardon d’être si bassement humaine, je veux quand même m’épanouir dans notre vie…

 

 

Fondre…

J’ai fondu, oui, littéralement fondu cet été…

Il y a tout d’abord ces kilos que j’ai chassé avec une volonté de fer. C’était incroyable, c’était si facile finalement. Mais depuis, le stress est revenu et l’envie de grignoter avec… hmmm

J’ai fondu également sur le goudron lors de notre fabuleuse aventure asine. 10 jours de randonnée / bivouac avec nos deux ânes, notre petite famille et des amis. Beaucoup de jolis chemins mais un peu de goudron aussi. Et la marche sur le goudron, en plein soleil, c’est… une expérience fatigante ! Nous avons tout de même adoré ces vacances si simples et si riches en émotion et en aventure. Les enfants nous ont épaté !

J’ai fondu lorsque, à l’annonce d’une virée pour un resto en ville avec sa grand-mère, son père et sa fratrie, notre grand bonhomme, m’a dit « Viens, s’il-te-plaît, viens. Ça fait si longtemps qu’on ne s’est pas fait un restaurant tous ensemble ». J’avais initialement prévu de rester travailler, c’était d’ailleurs dans le but de me ménager du temps  studieux que mon homme avait organisé cette virée, et je me suis retrouvée à déjeuner en terrasse entourée de ma petite famille que je trouvais merveilleuse (bon il n’en va pas toujours ainsi).

 

 

Tout le monde à la même enseigne…

… c’est la clef du succès je crois… c’est le sésame pour de bonnes relations, du respect et peut-être même, soyons fous, de la sérénité. Traiter ses beaux-enfants comme ses propres enfants ou, si on n’en a pas,  comme on pense que l’on traiterait nos propres enfants. Et faire attention à nos maladresses, souvent combattre notre naturel.

Il y a les trucs évidents. Deux exemples:

– Mon oncle, déjà papa de deux filles de 10 et 6 ans , s’est remarié. Il a fait construire une magnifique villa. Une des chambres devait être celle des filles. Elles s’y projetaient, avaient envisagé comment l’aménager (surtout l’aînée). Une fois la maison terminée, elles ont découvert que leur chambre était en fait une chambre d’amis qui les accueillerait lors de leurs séjours mais qui ne leur était pas dédiée. Ma cousine évoque encore ce souvenir les yeux embués de larmes.

-Un autre exemple dans la famille de l’Ex de mon homme. Demi et Quart de portion ont chacun leur propre chambre. Ils sont présents dans cette maison à peu près la moitié de l’année. Et les 3 garçons du nouveau mari de Madame Ex , qui ne viennent pour leur part qu’un week-end sur deux et la moitié des vacances, ont une chambre pour trois. Sachant qu’il y a par ailleurs, au moins une chambre d’amis. Et bien moi je n’en reviens pas. Je ne raisonne pas comme ça. J’aurais réparti les enfants autrement. J’aurais fait des chambres plus petites, bref, je me serai arrangée pour que chacun se sente réellement accueilli dans cette maison.

Chez nous, nous avons fait 4 chambres à l’étage. Ma fille occupe la plus petite. Pourtant elle, elle vit là à temps plein. Oui, mais elle est la plus petite et avant qu’elle occupe réellement sa chambre la journée, quelques années vont passer. On se reposera la question plus tard. Je ne dis pas que parfois cela ne me coûte pas de raisonner ainsi mais je crois que la souffrance de mes cousines m’a aidé à faire au mieux pour les enfants, à faire juste. Même budget cadeau, voire plus gros budget pour les garçons cette année car plus on est grand, plus on aime les trucs chers… Je suis vigilante sur de nombreuses choses. Je fais mes courses en fonction d’eux. Je leur donne des choses qui me sont précieuses car je vois qu’elles leur seront plus utiles qu’à moi. Je me massacre le cerveau et fiche le boxon dans ma cuisine à chaque anniversaire pour qu’ils aient un gâteau personnalisé et que le goûter avec leurs copains soit réussi, même quand la puce avait deux mois, que j’étais crevée, que franchement, ça m’a coûté. Mais je l’ai fait. J’ai préparé leur chambre avant chacun de leur retour (tout rangé, nettoyé, lits faits). J’ai arrêté depuis peu car ils sont plus grands mais je les aide et je remets quand même un peu d’ordre avant leur arrivée car comment se sentir bien dans le chaos qu’ils ont laissé la fois d’avant? Je ne suis pas altruiste. Je sens juste que c’est le mieux à faire, que c’est ainsi qu’on est arrivé à une relation familiale tous ensemble. J’ai toujours agit comme si c’était les miens, au moins au niveau du matériel. Bien sur que je n’aurai jamais le même lien qu’avec ma fille. Mais on a quand même quelque chose de fort qui nous lie les uns aux autres et je crois que mes efforts n’y sont pas étrangers.

Souvent, pour la belle-mère, les beaux-enfants représentent la vie d’avant. Il y a une sorte de jalousie je crois. « Il l’aimait tant qu’il lui a fait ces enfants ». Mon chéri m’a toujours dit « si ça avait été si bien que ça, nous serions restés ensemble. Ça ne pouvait pas marcher, c’est pourquoi toi et moi sommes ensembles maintenant ». Ces enfants sont le symbole d’un amour passé et d’un échec et surtout, surtout, ils morflent au passage et sont innocents. Cela ne leur donne certainement pas tous les droits mais ils conservent le droit d’être traités avec tous les égards pour ce qu’ils sont, des enfants…