Le petit dernier

Et oui et oui, nous avons craqué pour un petit dernier. Il a deux mois et demi…

… il a quatre pattes et il aboie.

Mais je n’avais pas imaginé que ce petit cabot remettrait ainsi en lumière les difficultés de la recomposition. Et oui, je n’avais pas pensé que les grands seraient bien frustrés de ne le voir que la moitié du temps. Et ce qui est surprenant c’est qu’ils sont surtout jaloux de leur soeur mais pas de nous. Ils sont tristes qu’elle puisse en profiter en permanence contrairement à eux. Que nous  nous soyons avec lui en permanence ne leur pose pas de souci.

Je comprends, je comprends que ce n’est pas facile. J’aimerais trouver des solutions pour tout, j’aimerais leur éviter toutes ces frustrations, tous ces bobos au cœur. J’avoue avoir même envisagé de leur proposer de prendre un peu le cabotin chez leur Maman et puis je me suis dit que, non, c’était un peu exagéré… Je suis embêtée avec tous ces câlins, toutes ces mimiques, toutes ces découvertes que le chien fait et qu’ils ne voient pas. Je sais que cela n’est pas si grave, que quand il sera adulte cela ne posera sans doute plus problème mais quand même… Ils n’en finissent pas de subir une situation qu’ils n’ont pas choisi.

Retour…

Me voici de retour sur ce blog. Je ne sais pour combien de temps, je ne sais pour quel contenu mais j’ai relu mes anciens articles et ils m’ont plût, vraiment. Comme si je relisais les mots d’une autre sur ma vie. Oui, aussi bizarre que cela puisse paraître, je n’ai pas reconnu mes mots.

Et puis, je me suis dit que ça serait sympa de continuer à l’écrire cette histoire, notre histoire à cinq. Les enfants ont grandi, les liens n’en finissent pas d’évoluer, je n’en finis pas de m’interroger sur la cohésion de notre famille, bref j’ai de la matière!

Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui je me suis juste ré-imprégnée de mon univers.

Je reviendrai…

Parfois…

…parfois on a l’impression de tout rater.

On souhaiterait assurer un climat serein, de l’échange, de l’écoute, une maison rangée et propre, de bons repas équilibrés, du temps pour leurs activités, recevoir les copains, de l’argent pour tout ce dont ils ont besoin  mais aussi pour leur faire découvrir du pays, faire de belles expériences.

Mais voilà, forcément, il y a des ratés, pas sur tous les plans, pas tous les jours mais parfois on s’est emporté, on a crié… on est triste et fatigué, on a plus de mal à tout gérer côté logistique… bref parfois nous ne sommes pas à la hauteur de nos principes et ce matin je me suis dit « on a tout raté » et j’ai eu mal.

 

Tout le monde à la même enseigne…

… c’est la clef du succès je crois… c’est le sésame pour de bonnes relations, du respect et peut-être même, soyons fous, de la sérénité. Traiter ses beaux-enfants comme ses propres enfants ou, si on n’en a pas,  comme on pense que l’on traiterait nos propres enfants. Et faire attention à nos maladresses, souvent combattre notre naturel.

Il y a les trucs évidents. Deux exemples:

– Mon oncle, déjà papa de deux filles de 10 et 6 ans , s’est remarié. Il a fait construire une magnifique villa. Une des chambres devait être celle des filles. Elles s’y projetaient, avaient envisagé comment l’aménager (surtout l’aînée). Une fois la maison terminée, elles ont découvert que leur chambre était en fait une chambre d’amis qui les accueillerait lors de leurs séjours mais qui ne leur était pas dédiée. Ma cousine évoque encore ce souvenir les yeux embués de larmes.

-Un autre exemple dans la famille de l’Ex de mon homme. Demi et Quart de portion ont chacun leur propre chambre. Ils sont présents dans cette maison à peu près la moitié de l’année. Et les 3 garçons du nouveau mari de Madame Ex , qui ne viennent pour leur part qu’un week-end sur deux et la moitié des vacances, ont une chambre pour trois. Sachant qu’il y a par ailleurs, au moins une chambre d’amis. Et bien moi je n’en reviens pas. Je ne raisonne pas comme ça. J’aurais réparti les enfants autrement. J’aurais fait des chambres plus petites, bref, je me serai arrangée pour que chacun se sente réellement accueilli dans cette maison.

Chez nous, nous avons fait 4 chambres à l’étage. Ma fille occupe la plus petite. Pourtant elle, elle vit là à temps plein. Oui, mais elle est la plus petite et avant qu’elle occupe réellement sa chambre la journée, quelques années vont passer. On se reposera la question plus tard. Je ne dis pas que parfois cela ne me coûte pas de raisonner ainsi mais je crois que la souffrance de mes cousines m’a aidé à faire au mieux pour les enfants, à faire juste. Même budget cadeau, voire plus gros budget pour les garçons cette année car plus on est grand, plus on aime les trucs chers… Je suis vigilante sur de nombreuses choses. Je fais mes courses en fonction d’eux. Je leur donne des choses qui me sont précieuses car je vois qu’elles leur seront plus utiles qu’à moi. Je me massacre le cerveau et fiche le boxon dans ma cuisine à chaque anniversaire pour qu’ils aient un gâteau personnalisé et que le goûter avec leurs copains soit réussi, même quand la puce avait deux mois, que j’étais crevée, que franchement, ça m’a coûté. Mais je l’ai fait. J’ai préparé leur chambre avant chacun de leur retour (tout rangé, nettoyé, lits faits). J’ai arrêté depuis peu car ils sont plus grands mais je les aide et je remets quand même un peu d’ordre avant leur arrivée car comment se sentir bien dans le chaos qu’ils ont laissé la fois d’avant? Je ne suis pas altruiste. Je sens juste que c’est le mieux à faire, que c’est ainsi qu’on est arrivé à une relation familiale tous ensemble. J’ai toujours agit comme si c’était les miens, au moins au niveau du matériel. Bien sur que je n’aurai jamais le même lien qu’avec ma fille. Mais on a quand même quelque chose de fort qui nous lie les uns aux autres et je crois que mes efforts n’y sont pas étrangers.

Souvent, pour la belle-mère, les beaux-enfants représentent la vie d’avant. Il y a une sorte de jalousie je crois. « Il l’aimait tant qu’il lui a fait ces enfants ». Mon chéri m’a toujours dit « si ça avait été si bien que ça, nous serions restés ensemble. Ça ne pouvait pas marcher, c’est pourquoi toi et moi sommes ensembles maintenant ». Ces enfants sont le symbole d’un amour passé et d’un échec et surtout, surtout, ils morflent au passage et sont innocents. Cela ne leur donne certainement pas tous les droits mais ils conservent le droit d’être traités avec tous les égards pour ce qu’ils sont, des enfants…